Interview de DJ No Breakfast

DJ No Breakfast est aux manettes de la Bollywood Party du Festival des Cinémas Indiens depuis sa création, il y a quatre ans. Cet amoureux de la nuit, qui aime « surprendre les gens, les faire rire, et leur faire oublier leurs soucis quotidiens » est aussi un voyageur passionné, curieux de des cultures et des musiques du monde. Et ses programmations s’en ressentent !

Il revient sur sa programmation de la soirée du samedi 9 avril au Blind Tiger bar.

Qu’est-ce qui t’inspire dans l’organisation de cette soirée ?

C’est pour moi une des rares occasions de passer de la musique indienne « all night long » à Toulouse.

Comment va-t-elle se dérouler ?

La première partie de la soirée sera dédiée aux classiques des films Bollywood des années 60 à 80 sur disques vinyles chinés en Inde.  Pendant la seconde partie je passerai des remix, des mashups (NDLR : une chanson créée à partir d’une ou deux autres chansons pré-enregistrées) souvent inspirés des musiques traditionnelles indiennes ou Bollywood. J’évite les GROS TUBES commerciaux des films Bollywood, car je suis plus intéressé par les jeunes artistes plus originaux, et plus inventifs et subversifs aussi, parfois.

 

Est-ce que les films Bollywood t’inspirent ?

Oui énormément, je m’en inspire dans ma sélection bien sûr mais aussi dans les remix que je passe. Et bien sûr dans les visuels que j’utilise pour mes affiches.

 

Que souhaiterais-tu pour la Bollywood party de la 5ème édition, en 2017 ?

J’adorerais travailler avec une compagnie de danse sur un spectacle mêlant danse et musique, tradition et modernité. L’appel est lancé !

 

Bollywood Party à partir de 22h au Blind Tiger Bar, 61, rue Pargaminieres 31000 Toulouse 05.61.23.90.78 Métro: Ligne A ⦵ Capitole. Entrée libre.

Interview de Jean-Claude Breton

 Jean-Claude Breton, qui a réalisé les photographies de l’exposition I love Mumbai, a commencé à voyager régulièrement en Inde dès 1978, avant d’être en poste pendant près de dix ans à Delhi et Bombay comme représentant général d’un grand groupe industriel français.

A son retour, une fois en  retraite, il a créé AADI  (Alliance Armor Dupleix Inde) dont les objectifs sont de promouvoir des relations entre la Bretagne (et la France) et l’Inde au niveau culturel, éducatif et économique, avec notamment des échanges scolaires et universitaires et des formations sur l’Inde en entreprise. L’association organise chaque année le festival Armor India.

 

Dans quel contexte ces photos ont-elles été prises ?

J’ai découvert ces fresques sur un mur longeant une voie ferrée du sud de Bombay par hasard, fin 2009. Elles avaient été réalisées pour la commémoration des attentats de Bombay (26-29 novembre 2008). Il semblerait qu’elles aient été réalisées par des collégiens à la demande de deux organisations non gouvernementales de Bombay, afin de témoigner de leurs sentiments. Aujourd’hui seules trois ou quatre d’entre elles seulement, sur une trentaine, restent reconnaissables.

 

Les attentats de novembre 2015, tout particulièrement, font écho aux attentats de Bombay en 2008. Quel regard les Indiens portent-ils sur les attentats en France ?

Les indiens ont très largement exprimé leur solidarité, tant dans des rassemblements et manifestations de soutien, que dans les medias.

Mais ils ont aussi fait remarquer que les attentats de Bombay 2008  ( 172 morts) n’avaient pas eu à en France le même traitement à l’époque, et surtout qu’aujourd’hui on ne faisait pas le parallèle entre les deux tragédies qui avaient pourtant obéi au même processus opératoire : un commando indien formé à l’étranger et coordonné de l’extérieur,  des cibles emblématiques. Les attentats étaient destinés à frapper Bombay, capitale économique et cosmopolite de l’Inde, et sa culture occidentalisée.

C’était la première fois que ce scénario était mis en place, par rapport aux « habituels » colis ou voitures piégés.

 

Quelle place, selon vous, ont ces fresques, dans le street art ?

En-dehors des messages de paix et de tolérance, elles ont pour beaucoup d’entre elles une inventivité, une spontanéité  et un art de l’interpellation , voire parfois un sens esthétique, qu’on retrouve bien dans le street art.

 

Que pensez-vous que puisse apporter l’exposition I Love Bombay aux différents publics ?

I love Bombay ( ou Mumbai) était déjà en germe le Je suis Charlie, dans un pays qui à son échelle a d’énormes problèmes communautaires et cherche tant bien que mal à les résoudre ou les gérer au mieux de manière démocratique.

 

Quel avenir envisagez-vous pour cette exposition ?

Après la présentation initiale à Morlaix ( mai-juin 2015) puis Lorient ( Université Bretagne sud, novembre-décembre 2015) et Toulouse, Strasbourg, le Nehru Center de Londres,  et l’UNESCO à Paris sont intéressés.

L’objectif ultime est de la monter à Bombay en 2018, à l’occasion du 10ème anniversaire des attentats de Bombay.Des contacts sont déjà pris avec le gouvernement local, l’ambassade de France et le groupe Tata.

 

  • Informations & contact pour le festival Armor India :

www.aadi-mx.org

www.facebook.com/armorindia

https://www.youtube.com/user/armorindiafestival

 

Présentation

Le festival des cinémas indiens de Toulouse (ex Saison indienne), désireux de montrer des cinématographies du sous-continent indien (Inde, Pakistan, Népal, Sri Lanka, Bangladesh) dans sa plus grande diversité, présente chaque année depuis 2012 une sélection delogofrançais films récents. Des Bollywood et autres films populaires, mais aussi des films d’art et d’essai, encore peu diffusés en Inde, mais de plus en plus reconnus dans les festivals internationaux.
Le festival des cinémas indiens de Toulouse, réparti sur plusieurs salles, est aussi un lieu de fêtes, de rencontres, de débats et de discussions. Des temps d’échange sont organisés avec les spectateurs, invités à voter pour le film qui obtiendra le prix du public parmi la sélection.
Le festival c’est aussi plusieurs temps forts : une Bollywood party, le vernissage de l’exposition, des buffets, de la danse, et une soirée de clôture avec l’équipe organisatrice.

 

Les lieux

Centre Culturel Alban Minville 1, place Martin Luther King 31100 Toulouse 05.61.43.60.20. Métro: Ligne A ⦵ Bellefontaine
Cinéma ABC Toulouse 13, rue Saint Bernard 31000 Toulouse 05.61.21.20.46 Métro: Ligne B ⦵ Jeanne d’arc
L’Espace diversités laïcité 38 rue d’Aubuisson 31000 Toulouse 05.81.91.79.60 Métro: Ligne A & B ⦵ Jean Jaurès
Cinéma Le Cratère 95, grande rue Saint Michel 31400 Toulouse 05.61.53.50.53 Métro: Ligne B ⦵ Saint Michel Bus: ligne 12 arrêt Saint Michel
Ciné-Rex de Blagnac Place des arts 31700 Blagnac 05.61.71.98.50 Tram: T1 ⦵ Pasteur
Cinéma Utopia Tournefeuille Impasse du Château 31170 Tournefeuille 05 34 51 88 10
Cinéma Véo Muret 49, avenue d’Europe 31600 Muret 05.34.47.85.50 Bus: Ligne 58 arrêt Vincent Auriol
Blind Tiger Bar 61, rue Pargaminieres 31000 Toulouse 05.61.23.90.78 Métro: Ligne A ⦵ Capitole
Restaurant Garam Masala 10 rue Maletache, 31000 Toulouse 05.81.34.28.56 Métro: Ligne B ⦵ Carmes